Pas de suppression des 35 heures à l’hôpital, précise Braun après les vœux de Macron

Lors de ses vœux aux soignants, Emmanuel Macron a dit vouloir une « remise à plat » de l’organisation du temps de travail et a fustigé l’« hyper-rigidité » des 35 heures.

POLITIQUE - Les 35 heures à l’hôpital vont-elles disparaître ? Dans ses vœux aux professionnels de santé, Emmanuel Macron a fustigé l’organisation du travail à l’hôpital et réclamé une grande « remise à plat ». Pour autant, pas question de rayer d’un coup de plume les 35 heures précise le ministre de la Santé ce samedi 7 janvier.

« Il n’a jamais été question de dire qu’on supprime les 35 heures », déclare François Braun sur le plateau de franceinfo. « Ce qu’a dit le président de la République, c’est qu’on rende de la souplesse à ce mode de fonctionnement », précise-t-il.

Depuis l’hôpital de Corbeil-Essonnes la veille, Emmanuel Macron a déploré une « hyper-rigidité » dans l’application des 35 heures et un système qui « ne marche qu’avec des heures supplémentaires ». 

Sur franceinfo, le ministre de la Santé a tenté d’illustrer ces propos « Une infirmière qui fait du temps additionnel, des heures supplémentaires, on va lui dire qu’elle va pouvoir le récupérer parce qu’il sera mis sur un compte de côté. Elle n’a jamais le temps (de le récupérer, NDLR)et un in fine on propose lui payer sur un mode qui n’est pas celui des heures supplémentaires défiscalisées. Appliquons à l’hôpital les mêmes règles qu’ailleurs sur les 35 heures », a-t-il plaidé.

Échéance au printemps

Emmanuel Macron a exigé une meilleure organisation du temps de travail dans les hôpitaux « d’ici au 1er juin », en donnant plus d’autonomie à chaque service, pour leur permettre de garder les soignants qui les quittent et de les rendre plus attractifs. Il s’agit « simplement de décorseter ce carcan bureaucratique de l’hôpital », veut croire le ministre ce samedi.

Les promesses d’Emmanuel Macron, sur l’ouverture de postes supplémentaires ou la revalorisation ont laissé les professionnels concernés de marbre : « Il y a eu un très bon diagnostic, mais il n’y a pas du tout de bonnes solutions. Ça reste extrêmement flou », a ainsi regretté Noëlle Cariclet, psychiatre et porte-parole du collectif Médecins pour demain, en première ligne de la grève des médecins généralistes. Jeudi 5 janvier, plusieurs milliers de manifestants, venus de toute la France - 4 000 selon les organisateurs, 2 300 selon la préfecture de police - ont déferlé à Paris pour une journée de mobilisation.

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