Sur les superprofits, l’UE a tranché

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé de plafonner les superprofits des entreprises pétrolières et gazières, ce mercredi 14 septembre.
Philipp von Ditfurth / DPA / Reuters La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé de plafonner les superprofits des entreprises pétrolières et gazières, ce mercredi 14 septembre.

Philipp von Ditfurth / DPA / Reuters

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé de plafonner les superprofits des entreprises pétrolières et gazières, ce mercredi 14 septembre.

ÉNERGIE - « Les profits d’accord, mais… » Ce mercredi 14 septembre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen donnait son discours sur l’état de l’Union, avec évidemment en toile de fond la guerre en Ukraine et la crise de l’énergie qui s’abat sur le continent. L’occasion pour la dirigeante d’annoncer des « mesures temporaires d’urgence », en particulier face aux superprofits.

« Les profits d’accord, mais en cette période, il est anormal que des entreprises perçoivent des profits records et extraordinaires en bénéficiant de la guerre et ce sur le dos des consommateurs européens », a-t-elle ainsi lancé, évoquant des revenus engrangés en ce moment dont les producteurs d’électricité « n’auraient jamais même rêvé ».

Objectif : 140 milliards d’euros

« En cette période, les profits doivent être partagés et dirigés vers ceux qui en ont le plus besoin. » Et d’annoncer, donc : « Nous allons proposer un plafonnement des revenus des entreprises qui produisent de l’électricité à bas coût », ajoutant que cette proposition inclut « les producteurs d’électricité à partir d’énergies fossile, qui doivent également prendre part à cette contribution de crise ». Selon la présidente de la commission, un tel projet permettra d’apporter 140 milliards d’euros.

Des mesures exceptionnelles qui seront bornées dans le temps et qui doivent s’inscrire dans un contexte où les États membres « réduisent leur consommation d’énergie » et où l’Union européenne « apporte une aide ciblée à ceux qui en ont besoin », a encore précisé Ursula von der Leyen.

Par ailleurs, la présidente de la Commission a précisé qu’une « réforme complète et en profondeur » du marché de l’électricité allait être engagée, après que les prix se sont envolés. « Nous devons penser à l’avenir », a-t-elle déclaré, estimant que les consommateurs doivent pouvoir « récolter les fruits des énergies renouvelables à bas coût » et donc que la flambée des prix du gaz ne puisse faire bondir ceux de l’électricité.

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En plus de cela, Ursula von der Leyen a évoqué la double nécessité de « garantir la sécurité d’approvisionnement » de l’Union européenne en énergies fossiles tout en conservant « une compétitivité mondiale ». L’objectif est que ces énergies « continuent à arriver en Europe sans pour autant être trop chères » pour ne pas avoir d’impact négatif sur l’attractivité de l’UE, a expliqué Ursula von der Leyen. Et d’évoquer des relations bilatérales à renforcer avec les fournisseurs de l’Union dont par exemple la Norvège, « avec qui nous allons mettre au point un groupe de travail pour obtenir une baisse raisonnable des prix ».

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