Superprofits : Joe Biden brandit la menace de la taxation

À une semaine des élections de mi-mandat, cette déclaration sonne plutôt comme une sortie politique, plutôt qu'une promesse électorale.  - Credit:DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
À une semaine des élections de mi-mandat, cette déclaration sonne plutôt comme une sortie politique, plutôt qu'une promesse électorale. - Credit:DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Joe Biden a menacé lundi 31 octobre, en des termes virulents, de taxer les « profits de guerre » des géants du pétrole, ce qui semble une proclamation politique plus qu'une promesse fiscale concrète, à une semaine d'élections législatives cruciales. Mentionnant les bénéfices pharaoniques annoncés récemment par ExxonMobil et Chevron – plus de 30 milliards de dollars à eux deux en un seul trimestre –, il a asséné : « Il est temps pour ces sociétés de cesser de tirer profit de la guerre et de prendre leurs responsabilités dans ce pays. Le peuple américain jugera qui est de leur côté et qui ne pense qu'à ses bénéfices. »

Il a qualifié de « scandaleux » les résultats publiés au troisième trimestre par les entreprises du secteur, dans une courte allocution à la Maison-Blanche. Il a déploré que ces bénéfices soient reversés aux actionnaires et que les rémunérations des dirigeants « explosent », alors que les prix à la pompe restent élevés. « Trop, c'est trop ! » a-t-il dit.

Le démocrate de 79 ans a estimé que ces bénéfices gigantesques étaient pour l'essentiel des « profits de guerre », dus à l'augmentation des cours du pétrole ayant suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Si les entreprises ne baissent pas les prix à la pompe, « elles paieront une taxe plus élevée sur les bénéfices excessifs », a-t-il dit, indiquant que ses équipes allaient « travailler avec le Congrès » dans ce sens.

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