"Super coraux" : pourquoi ceux de la mer Rouge sont incroyablement résistants à la hausse des températures

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Les coraux du golfe d'Aqaba résistent étonnamment à la hausse des températures. Des chercheurs ont tenté de mieux comprendre pourquoi.

Les coraux de la mer Rouge, dans le golfe d'Aqaba, sont particulièrement résistants aux températures élevées. Des chercheurs ont voulu mieux comprendre ce phénomène. Le résultat de leurs investigations a été publié le 3 mai 2021 dans la revue PNAS.

Une exposition à des températures élevées

A cause de la hausse des température dans les océans, les algues symbiotiques, qui donnent aux coraux leurs couleurs et leurs nutriments, sont expulsées des structures coraliennes. En résulte un phénomène appelé blanchissement : les coraux se décolorent en même temps qu'ils s'affaiblissent. Mais les coraux du golfe d'Aqaba se montrent particulièrement résistants. Pour mieux comprendre le mécanisme moléculaire derrière cette robustesse, une équipe de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) a soumis ces organismes à différentes températures, notamment celles qui pourront malheureusement se faire ressentir dans les prochaines décennies. "Alors que la moyenne mensuelle des températures maximales de l’eau est d’environ 27 degrés dans cette région, les coraux ont été exposés à des chaleurs respectivement de 29,5°C, 32°C et 34,5°C. A court terme, durant 3 heures, et à long terme, durant une semaine", souligne l'école dans un communiqué de presse. En parallèle, les chercheurs ont mesuré l'expression des gènes du corail mais aussi de l'algue symbiotique.

A l'abri pour 100 voire 200 ans

Les résultats obtenus révèlent que les coraux et leurs algues peuvent supporter des températures moyennes supérieures de 5°C à la normale. "La découverte principale est que l’on s’est rendu compte que ces coraux vivent encore bien en dessous du seuil de tolérance que peut supporter leur mécanisme moléculaire, ce qui les met à l’abri des hausses de températures pour 100 voire 200 ans, résume dans le communiqué Romain Savary, auteur principal de cette nouvelle étude. Jusqu’à 32°C en tout cas, nous avons pu mesurer qu’ils se remettaient sans séquelles moléculaires et s’acclimataient à une courte com[...]

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