On a suivi Stéphane Vojetta, le dissident LREM face à Manuel Valls aux législatives

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POLITIQUE - Par les urnes, il veut prouver que son parti a fait le mauvais choix. Les 5 et 19 juin prochains, dates des élections législatives dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, le député sortant Stéphane Vojetta entend bien jouer les trouble-fêtes face à Manuel Valls, investi à la surprise générale par La République en marche (LREM) dans ce territoire électoral regroupant l’Espagne, le Portugal, Andorre et Monaco.

“En tant que député proche et, je pense, apprécié de mes compatriotes, j’étais le candidat naturel à l’investiture dans cette circonscription où j’ai posé mes valises il y a une vingtaine d’années”, expliquait Stéphane Vojetta dans un communiqué annonçant le maintien de sa candidature, le 5 mai.

S’il a été depuis exclu de son parti, il reste fidèle à Emmanuel Macron: le marcheur de la première heure compte intégrer tout de même la majorité en cas de réélection.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, nous avons suivi le candidat à Barcelone mardi 31 mai, récoltant du même coup sa déception et celle de ses soutiens face à cette décision unilatérale de leur parti.

C'est la caricature de ce contre quoi je suis entré en politique avec Emmanuel Macron.Stéphane Vojetta, député sortant et candidat aux législatives

À notre micro, militants et sympathisants LREM regrettent une décision “injuste” de leur parti. “Ce n’est pas respecter l’ADN de La République en marche, qui est de porter le renouveau démocratique”, soutient également Nathalie Coggia, candidate suppléante.

Pour Stéphane Vojetta, les électeurs de la circonscription n’ont pas besoin d’“un ancien premier ministre, un ancien président ou un ancien pape pour les représenter”, mais “quelqu’un qui les comprend, qui les connaît, qui leur ressemble”.

De son côté, Manuel Valls mise sur sa légitimité et ses liens avec sa région natale. “Je suis né en Espagne il y a presque 60 ans. J’y ai vécu. Vous connaissez mes liens, ma double culture avec ce pays et au fond, ma conception de la politique, c’est l’action et l’engagement basé sur la légitimité du suffrage universel”, expliquait l’ancien premier ministre, au Grand Rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Échos, le 8 mai dernier.

À voir également sur Le HuffPost : À Besançon, le boulanger Stéphane Ravacley en campagne pour les législatives

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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