On a suivi Dernière rénovation, ces militants écologistes qui excèdent les automobilistes

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ÉCOLOGIE - « On se met en travers de la route parce qu’il n’y a plus que notre corps. » Depuis le mois d’avril, le collectif Dernière rénovation multiplie les actions chocs pour une revendication unique : un plan massif pour la rénovation énergétique du parc immobilier français d’ici 2040. Leur principale méthode, le blocage de routes par une poignée de militants assis sur le bitume, ne laisse personne indifférent.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, nous avons suivi l’une de ces actions à Paris, samedi 3 décembre. Une dizaine de militants ont bloqué pendant une trentaine de minutes une intersection en plein cœur de la capitale, provoquant des débats entre les badauds, mais aussi des tensions avec les automobilistes.

À notre micro, les militants justifient la radicalité de leur mouvement. « On a tout essayé. Il y a eu des marches pour le climat, des scientifiques dans la rue, des pétitions, mais rien n’y fait », explique Louise, militante du collectif.

5 millions de passoires thermiques

D’après les données du ministère de la Transition écologique, 44 % de l’énergie consommée en France est liée au secteur du bâtiment, soit davantage que les transports. Il s’agit donc d’un enjeu écologique de premier plan pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques. En France, Il existe environ 5 millions de passoires thermiques, c’est-à-dire des logements particulièrement énergivores (étiquette F ou G).

Selon un rapport de la Cour des comptes publié en mars, seulement 2 500 logements sont sortis du statut de passoire thermique en 2021 grâce à « MaPrimeRénov’ », loin des 80 000 promis cette année-là par le gouvernement. À ce rythme, il faudrait des siècles pour rénover la part défaillante du tout le parc immobilier, fait régulièrement valoir Dernière rénovation.

Fin octobre, à la surprise générale, l’Assemblée nationale avait voté un amendement octroyant 12 milliards d’euros supplémentaires pour la rénovation énergétique, malgré les appels de la majorité gouvernementale à la « responsabilité » budgétaire. L’utilisation par Élisabeth Borne de l’article 49.3, quelques jours plus tard, a permis à l’exécutif d’ignorer la mesure.

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