La Suisse va faciliter les expulsions d'espions russes présents sur son sol

Face aux attaques et aux manœuvres des services de renseignements étrangers sur son sol, la Suisse hausse le ton. Désormais, le Parlement a décidé d’expulser tous les barbouzes qui mettent en danger la sécurité nationale. Il faut dire que le pays n’en manque pas, surtout avec un passeport russe.

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

La Suisse accueille plus de 200 diplomates russes sur son sol. C’est plus que n’importe quel autre pays européen. Mais Berne sait très bien que la plupart utilisent leur statut comme une couverture. « En 2023, le service de renseignement suisse a publié un rapport qui fait état du fait qu'environ un tiers du personnel diplomatique russe serait des espions. Ça représenterait environ 80 personnes », explique Jean-Marc Rickly, directeur des risques globaux et émergents au Centre de politique de sécurité de Genève.

Il y a donc beaucoup d’espions pour beaucoup d’organisations internationales. La Suisse en héberge 45. On pense à l’Organisation des Nations unies (ONU), mais aussi à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou à l’Agence mondiale antidopage.

Aucune expulsion


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