Suisse : la situation énergétique est « grave », affirme une ministre

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Le pays, qui possède de faibles capacités de stockage et se trouve dépendante à 80 % des importations de carburants et de combustibles fossiles, entend négocier avec l’Allemagne et l’Italie un droit à bénéficier du gazoduc qui relie les deux pays et traverse son territoire. En cas de crise, la Suisse menace de passer à l’acte unilatéralement.

La situation énergétique est « grave » pour la Suisse, qui négocie avec l’Allemagne et l’Italie pour garantir son approvisionnement en gaz l'hiver prochain, face à la chute des livraisons russes, a affirmé dimanche la ministre suisse de l’Énergie. « Pourquoi avons-nous un problème aujourd’hui ? Parce que la Russie a fermé le robinet de gaz et que la Suisse est entièrement dépendante de l’étranger pour ce type d'énergie », a déclaré la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, dans un entretien avec le journal Blick. « La situation est grave. Le Conseil fédéral [le gouvernement, ndlr] en est conscient - et pas seulement depuis la guerre en Ukraine », a–t–elle ajouté.

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Dépendance à 80 %

La Suisse ne s’est pas encore fixée d’objectifs en terme d’économies d'énergie, contrairement à l’Union européenne qui entend réduire de 15 % sa consommation de gaz pour surmonter la chute des livraisons russes, du fait des tensions liées à la guerre en Ukraine. Simonetta Sommaruga juge que cela « serait certainement judicieux » que la Suisse se fixe de tels objectifs, et indique qu’une campagne sera lancée dans les prochaines semaines pour inciter à réduire la consommation d’énergie.

L’approvisionnement énergétique de la Suisse dépend pour près de 80 % des importations de combustibles et de carburants fossiles ainsi que de combustibles nucléaires, selon l’Office fédéral de l’Énerg...

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