La Suisse, si proche mais si éloignée de nous

Nous avons publié des témoignages enthousiastes d’Allemands expatriés en Suisse et qui étaient initialement parus dans le Tagesspiegel.

De très nombreux expatriés français ont souhaité réagir et parfois nuancer ces propos.

Parlons argent…

Au sujet de la vie professionnelle, un consensus se dégage : les salaires sont plus élevés, et les conditions de travail généralement meilleures qu’en France. Selon Juliette, partie vivre en Suisse alémanique avec son mari en septembre 2020, “les points positifs sont clairement le salaire et la qualité de vie”.

“Ici, on commence très tôt, entre 7 heures et 8 heures du matin, mais on quitte le travail à 17 heures sans aucun problème. La mentalité est à l’opposé de la France, travailler longtemps est signe de manque d’organisation. Il y a aussi un autre avantage, c’est qu’il est facile de trouver des contrats en 4/5e.”

Gilles vit quant à lui en Suisse romande, où il s’était installé afin de rejoindre sa petite amie. Il a fait une école d’ingénieur une fois sur place et salue la confiance qu’on lui a accordée et qui contraste avec la France où, selon lui, “tout le monde se regarde du coin de l’œil avec suspicion”. Aujourd’hui, malgré une situation professionnelle très satisfaisante, Gilles trouve sa situation matérielle frustrante. Il explique :

“Aujourd’hui, j’ai l’embarras du choix en matière d’emploi. Je suis bien payé. L’ambiance moins formelle au travail en Suisse romande me plaît. La contrepartie, c’est que le travail est érigé en divinité ici (les achats positionnels pour faire étalage de son succès aussi). Ce que je trouve frustrant, c’est qu’en dépit de mon salaire confortable je sois le seul de ma famille (restée en France et plutôt modeste) à ne pas être propriétaire. Ici, on peut partir en vacances partout avec un pouvoir d’achat conséquent, on peut acheter beaucoup de biens, mais pour le logement, la frustration est forte. Les terrains sont minuscules et dépassent vite le million de francs suisses. Avec 20 % de fonds propres minimum pour accéder à un crédit, il faut déjà détenir 200 000 à 300 000 francs suisses pour une villa pas trop vieille avec un jardinet. Je ne pense donc pas rester en Suisse. J’y étouffe un peu.”

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