La Suisse, havre de paix et de richesse

PHOTO ChiemSeherin/Pixabay/CC

D’après le site de l’ambassade de France en Suisse et au Liechtenstein, la Suisse accueille la plus grande communauté française installée à l’étranger, soit près de 185 000 personnes. En Allemagne, le constat est similaire puisque la Suisse est la première destination d’expatriation des Allemands. Les uns comme les autres sont attirés par des salaires beaucoup plus élevés qu’ailleurs et un plus grand pouvoir d’achat, malgré des prix également hauts.

À Berlin, le Tagesspiegel a rencontré plusieurs expatriés allemands entre 25 et 39 ans et leur a demandé ce qui leur plaisait tant dans leur nouveau pays d’adoption. Johannes Neumann, 36 ans, est parti s’installer au bord du lac de Constance, où vit sa belle-mère, en 2020. “À Stuttgart, il était presque impossible pour une famille de trouver un appartement suffisamment grand à un prix abordable. Nous vivions à cinq dans un appartement de 70 m2. Pour quelque chose de plus spacieux et bon marché, nous aurions dû faire un long trajet en voiture hors de la ville, au-delà même du réseau de trains régionaux”, se souvient-il. La pollution, les difficultés de circulation ont été des raisons supplémentaires de partir. En Suisse, il a un logement spacieux, du bon air et un meilleur équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie privée. Seul bémol : “Il faut dire qu’en Suisse l’idée de performance est très forte et la société est bien plus cruelle que l’Allemagne avec son État providence bien plus généreux.”

Anne Albrecht, une infirmière de 32 ans, avait depuis longtemps envie de voyager. Après avoir passé cinq mois en Australie, elle parcourt la Thaïlande, la Birmanie et le Vietnam. Lors de ce périple, elle repère une annonce de recrutement d’infirmières en Suisse, pays qu’elle ne connaît pas. Elle se lance en 2015 et ne regrette pas son choix car, avec son salaire bien plus élevé qu’avant, elle peut partir en vacances plusieurs semaines par an dans des destinations lointaines comme la Nouvelle-Zélande, le Pérou ou les Seychelles. “Mais pour cela, il faut être très bien assuré en Suisse, car une personne qui tombe malade peut rapidement basculer dans la précarité. Le dentiste, par exemple, n’est pas pris en charge par l’assurance maladie et coûte extrêmement cher.” Par ailleurs, Anne Albrecht trouve les Suisses très susceptibles et peu communicatifs.

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