Suicides dans la police : SOS Policiers en détresse tire la sonnette d'alarme

1200 fonctionnaires de police se sont donné la mort en 25 ans, et cet acte ultime a augmenté de près de 70% en 2019. 

«Et les suicides dans la police, on en parle ?» demandent 32 députés issus des groupes La République en marche, Agir ensemble, ainsi que du Mouvement démocrates et apparentés. Parmi eux, Jean-Michel Fauvergue, député de Seine-et-Marne et ancien chef du RAID de 2013 à 2017. Cet appel, diffusé le 18 juin, intervient après les suicides les 09 et 11 juin de deux policiers en poste à Paris et Chambéry. « Sous les uniformes, n’oublions pas qu’il y a des femmes et des hommes, des pères et des mères de famille », écrivent-ils. « 1200 fonctionnaires se sont donné la mort en 25 ans, et cet acte ultime a augmenté de près de 70% en 2019. Pourquoi celles et ceux qui nous protègent se donnent parfois la mort ? ». En 2019, 59 d’entre eux sont passés à l’acte. L’objectif de ces parlementaires : « inciter le Ministère de l'intérieur à agir enfin ».

Lire aussi :Police : la colère ne désarme pas

Ces hommes et ces femmes en souffrance, Christophe, vice-président de l’association SOS Policiers en détresse, les connaît bien. Quand il n’est pas sur le terrain, avec ses collègues de la brigade anti-criminalité de Dijon, il les soulage comme il peut. Constituée en association depuis septembre 2019, SOS Policiers en détresse était d’abord une page Facebook. Créée en novembre 2018 par Yohann Dechaine, deux jours avant le suicide de Maggy Biskupski, la chef de file du mouvement des policiers en colère, elle a recueilli plus de 5000 témoignages de policiers désemparés, épuisés, parfois désespérés. Cet espace, Yohann et Christophe le conçoivent comme « une bulle d’air, un lieu de soutien, d’entraide et de solidarité ». « J’ai eu à gérer un collègue qui voulait passer sous un train ou un autre encore qui voulait se pendre dans son commissariat(...)


Lire la suite sur Paris Match