Suicides : "il y a une chape de plomb qu’il faut soulever", alerte Mémona Hintrmann

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Mémona Hintermann a tout vu dans sa carrière de grand reporter. Elle a couvert des guerres, des massacres, dans plusieurs pays victimes d’une grande pauvreté. Mais jamais, sans doute, elle n’avait vécu le choc subi quand son mari a fait une tentative de suicide en septembre 2020. Cette terrible expérience, elle la raconte dans un livre, Je n’ai pas su voir ni entendre. Elle raconte son incapacité à avoir perçu des signaux d’alerte, mais surtout, elle dénonce le tabou qui entoure le sujet, alors même que l'année a été compliquée pour beaucoup de Français.

"Il ne faut pas en parler. Ça vient aussi des entourages, des personnes à qui ce sinistre effrayant arrive. Il y a un peu de tout de chaque côté pour que soit entretenu cette chape de plomb", regrette l’ex-membre du CSA sur Europe 1, mercredi. "C’est cette chape de plomb qu’il faudrait vraiment soulever. Il y a urgence."

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Il y a urgence, car chaque année, ce sont 200.000 personnes qui sont hospitalisées après des tentatives de suicide. Mais certains estiment que ce chiffre est en réalité sous-évalué, en raison des personnes qui ne sont pas hospitalisées après avoir tenté de mettre fin à leurs jours. "Mon mari a été retrouvé dans le coma, mais s’il s’était réveillé, s’il avait repris pied, il serait sans doute rentré sans jamais donner de signes", reprend Mémona Hintermann. "On ne peut pas comprendre la dimension de ce pro...


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