Suicides ou assassinats ? Enquête sur les morts mystérieuses des oligarques russes

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En quelques semaines, six hommes d'affaires russes se seraient suicidés, certains après avoir massacré leur famille... Mais, pour expliquer cette étrange série noire, la piste d'assassinats politiques est dans toutes les têtes.

Ce 19 avril, depuis la maison bordelaise où il réside habituellement avec sa famille, un jeune homme téléphone à la police espagnole. Fedor Protosenya est inquiet. Il ne parvient plus à joindre son père Sergey, sa mère Natalya et sa sœur Maria, 18 ans, tous trois partis pour les vacances de Pâques dans leur villa à Lhoret de Mar en Catalogne. Les policiers se rendent sur place et découvrent Sergey Protosenya, 55 ans, ancien directeur de Novatek, deuxième mastodonte du gaz russe après Gazprom , pendu à un arbre dans le jardin. Les corps sans vie de femme et sa fille sont retrouvés dans la villa, criblés de coups de couteau. Les premiers éléments de l’enquête conduisent les enquêteurs espagnols sur la piste d’un double assassinat, suivi d’un suicide. Quelques détails pourtant sont troublants : il n’y a aucune trace de sang sur le corps de l’oligarque russe alors que la scène de crime est un carnage.

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Des chaussettes maculées de sang ont été découvertes dans la chambre de la mère de famille : elles ont pu servir de gants au(x) tueur(s) afin de ne laisser aucune empreinte digitale sur les couteaux et la hache ensanglantés retrouvés sur place. Effondré, le jeune Fedor, seul survivant de la famille, a pris la parole dans le journal britannique Daily Mail : « Mon père n’est pas un tueur, a-t-il déclaré. Jamais il ne pourrait de faire de mal à sa famille, il aimait ma mère et surtout Maria, ma sœur. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé cette nuit-là, mais je sais que mon père ne leur a pas fait de mal. » « Jamais le père de Fedor n’aurait fait une chose pareille, Maria était sa « princesse » », confirme un ami de la famille qui préfère rester anonyme par peur de(...)


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