Suicide du jeune Lucas : l’appel à une prise de conscience contre le «fléau du harcèlement»

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Les obsèques de Lucas ont eu lieu samedi. L’adolescent de 13 ans s’est suicidé le 7 janvier dernier. Selon ses proches, le garçon habitant dans les Vosges était victime de harcèlement scolaire et d’homophobie. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les responsabilités de chacun dans ce drame.

En fin de semaine dernière, le procureur de la République d'Epinal a révélé que l’élève avait annoncé dans son journal intime son intention de mettre fin à ses jours. «Mais il ne fait pas référence au harcèlement», a commenté Frédéric Nahon vendredi. «L'objet de notre enquête est de confirmer la réalité des faits de harcèlement, leur durée, ainsi que le contenu exact des propos et des comportements dénoncés. Les investigations s'attacheront à vérifier le lien de causalité entre ces faits et le suicide», a-t-il ajouté.

Mais pour les proches de Lucas, il ne fait aucun doute que les moqueries et les intimidations subies par le garçon sont la cause de son mal-être. Le collège était d’ailleurs au courant du harcèlement dont il était victime, prévenu par la mère de Lucas dès septembre dernier. «C'était l'un de mes meilleurs amis et il m'avait déjà dit qu'il ne se sentait pas bien, qu'il se faisait harceler. Et qu'on se moquait de lui parce qu'il aimait les garçons et les filles. Il disait souvent qu'il en avait marre», a confié une amie de Lucas à BFMTV, alors qu’elle était présente à ses funérailles. «Il y avait des remarques sur son physique ou son aspect parce qu'il était gay», a...


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