Suicide de Guillaume T. , qui avait accusé un élu parisien de viol : sa famille veut porter plainte

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La famille de Guillaume T. - retrouvé mort, pendu, la semaine dernière, quelques jours après avoir accusé de viol un conseiller communiste à la mairie de Paris et son compagnon - demande qu'une enquête examine l'éventuelle responsabilité dans son suicide de l'élu. 

La famille de Guillaume T., étudiant dont le témoignage avait déclenché un mouvement #MeTooGay en janvier, voudrait qu'une enquête examine l'éventuelle responsabilité dans son suicide de l'élu qu'il avait accusé de viol, a-t-elle annoncé lundi, dans un communiqué de son avocate.

Le 21 janvier sur Twitter, le jeune homme de 20 ans avait accusé de viol un conseiller communiste à la mairie de Paris, Maxime Cochard, et le compagnon de ce dernier. L'élu avait immédiatement contesté ces accusations, qui ont suscité depuis des centaines d'autres messages sur les violences sexuelles dans les milieux gays. Le 9 février, Guillaume T. était retrouvé mort, pendu dans sa chambre du campus de Nanterre (Hauts-de-Seine), et le parquet local ouvrait une enquête pour examiner les causes de son décès.

En parallèle, Me Elodie Tuaillon-Hibon a annoncé ce lundi avoir été mandatée par la famille de l'étudiant pour saisir le "parquet de Paris d'une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Dans ces circonstances, c'est habituellement l'infraction de la "provocation au suicide", un délit passible de trois ans de prison, qui est invoquée. Elle nécessite de démontrer une incitation explicite au suicide ainsi qu'une intention de l'auteur d'y mener la victime.

Il "n'a laissé aucun courrier pour expliquer son geste"

Mais contre toute attente, l'avocate a choisi ici une qualification criminelle, celle dites des "coups mortels", punissable de 15 ans de réclusion. Elle nécessite de démontrer une volonté de l'accusé de porter une atteinte physique à la victime et que cette atteinte soit la cause directe de la mort.

"Guillaume (...) n'a laissé aucun courrier pour expliquer son geste, et il emporte(...)


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