Suicide de Christine Renon : la responsabilité de l'administration reconnue

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L'annonce de sa mort avait créé une véritable onde de choc dans toute la profession. Le 23 septembre dernier, le corps de Christine Renon, directrice d'école de la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis) était retrouvé sur son lieu de travail. Dans un courrier envoyé deux jours avant son suicide, celle-ci y décrivait son "épuisement" et sa solitude face à l'accumulation des tâches, résultat de l'empilement des réformes. Une responsabilité que la direction des services départementaux de l’Éducation nationale impute "au service", reconnaissant ainsi celle de l'administration. "Une décision coutumière", estime le ministère.

"Le ministère doit prendre ses responsabilités"

Pour le Snuipp-FSU, syndicat du premier degré, cette reconnaissance du "lien" entre le suicide de la directrice d'école et "l'organisation institutionnelle du travail" par l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis confirme ce que Christine Renon déplorait dans sa lettre : "Les difficultés d’une directrice d’école et plus généralement la dégradation des conditions de travail des enseignantes et enseignants", décrit-elle par voie de communiqué. "Le ministère doit aujourd’hui prendre ses responsabilités sur la dégradation des conditions de travail des personnels et les risques psychosociaux auxquels ils sont exposés, seule condition pour prévenir l’épuisement professionnel et les actes suicidaires

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