Suicide assisté d’une youtubeuse : la mise au point d’un médecin belge

Les médecins belges reçoivent de plus en plus de demandes de suicide médicalement assisté de la part de Français (image d'illustration).  - Credit:Jean-Luc Flémal / MAXPPP / BELPRESS/MAXPPP
Les médecins belges reçoivent de plus en plus de demandes de suicide médicalement assisté de la part de Français (image d'illustration). - Credit:Jean-Luc Flémal / MAXPPP / BELPRESS/MAXPPP

Le 17 janvier, la youtubeuse française Olympe annonçait sur les réseaux sociaux son intention de recourir à un suicide assisté d'ici la fin de l'année. À 23 ans, atteinte d'un trouble dissociatif d'identité (TDI), une maladie psychiatrique lourde, Olympe déclarait être déjà en contact avec des médecins belges. L'un d'entre eux s'est entretenu avec Le Parisien, lundi 23 janvier, soucieux de repréciser le cadre dans lequel une fin de vie assistée est légale dans son pays, où les Français sont de plus en plus nombreux à se rendre pour mourir.

« Je n'ai pas encore vu son dossier médical, mais j'ai lu ses e-mails », confirme Yves de Locht à propos de la requête de la jeune Olympe. « On peut euthanasier des personnes jeunes mais il faut des certificats ou des documents médicaux de psychiatrie qui vont certifier que, malgré tous les traitements, il est impossible de la guérir », précise le médecin, qui ajoute que « cela va être pour elle un chemin long et difficile ».

Car la loi belge n'autorise le suicide médicalement assisté qu'à trois conditions strictes : « Il faut déjà que le médecin dispose d'une demande écrite de la personne concernée, énumère Yves de Locht. Ensuite, il faut être atteint d'une maladie grave et incurable certifiée par des documents médicaux. La troisième condition est de présenter des souffrances physiques ou psychiques inapaisables malgré tous les traitements disponibles. »

« Cela fait des années et des années que vous débattez de ce sujet »

L [...] Lire la suite