Succession à EELV: la motion de Bayou en tête, les militants veulent l’union

Ce samedi se tenait le 1er tour des élections internes au parti Europe Écologie Les-Verts. Et c'est l'actuel porte-parole du parti Julien Bayou qui a vu sa motion arriver largement en tête. Sa victoire devrait être entérinée lors du second tour, le 30 novembre prochain. D'ici là, Julien Bayou compte discuter avec ceux qui se présentaient aussi afin de rassembler largement. Car l'union, c'est précisément ce qu'attendent les militants verts. Reportage.

Avec notre envoyée spéciale à Bordeaux,  Marine de La Moissonnière

Le bon score aux européennes, les sondages positifs pour les municipales et surtout, la prise de conscience de la population : l'heure de l'écologie est arrivée. Les militants en sont persuadés. Alors pour ne pas passer à côté de cette occasion, il faut s'unir.

« Ça serait vraiment un gâchis de montrer la désunion dans un moment comme cela. Mais bon, chez moi, ça fait 30 ans que je suis  adhérent chez les Verts, je connais aussi notre capacité à nous autodétruire », commente Jean Lissar, secrétaire régional d'EELV Aquitaine.

Jean Lissar est toutefois optimiste, tout comme tout comme Eugène Reinberger, adhérent EELV. Les motions sont très proches sur le fond, explique-t-il. Et puis les Verts ont appris de leurs erreurs passées.

« Quand l’égo et l’égoïsme individuel prennent le pas sur le collectif ça donne ce que ça a donné et je pense que tout le monde a réalisé qu'il fallait en sortir. Maintenant mettre l’égoïsme au second plan n’empêche pas d’avoir des convictions et d’avoir envie de convaincre. »

Et convaincre, ça veut bien sûr dire conquérir le pouvoir. Si les dirigeants du parti mettent déjà le cap sur 2022, les militants, eux, se concentrent sur les municipales à l'image de Benoît Petit.

« Au niveau local, on peut faire beaucoup de choses. Commençons au niveau local et ensuite la politique nationale suivra. » Et il espère bien un président vert en 2022 « si c'est possible ».

Ambitieux, les militants écologistes, mais aussi réalistes. Ils le savent : la route est encore longue.

À lire aussi : Européennes: une jeunesse tournée vers l'écologie