Ces substances sont responsables de la moitié du réchauffement de l’Arctique

Nathalie Mayer, Journaliste

Au milieu des années 1980, on apprenait qu’un trou était en train de se creuser dans la couche d’ozone qui protège notre Terre des rayonnements ultraviolets néfastes. En cause : nos émissions de composés halogénés tels que chlorofluorocarbures (CFC) ou hydrofluorocarbures (HFC). Et si les mécanismes de cet appauvrissement en ozone ont rapidement été percés, peu d’études se sont intéressées à l’impact climatique global de ces composés.

Aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis) avancent que ces derniers sont responsables de pas moins du tiers du réchauffement climatique enregistré entre 1955 et 2005. Et même de la moitié du réchauffement de l’Arctique et de la fonte des glaces observés durant cette période. Des conclusions qui pourraient aider les scientifiques à comprendre enfin pourquoi cette région du monde présente la fâcheuse tendance à se réchauffer beaucoup plus vite que les autres.

Rappelons que ces composés halogénés ont été inventés dans les années 1920-1930, pour être utilisés comme réfrigérants, comme solvants ou encore comme propulseurs. Mais lorsque leur effet délétère a été mis au jour, le monde a rapidement réagi et pris la voie de leur interdiction. Malheureusement, ces composés ont une longue durée de vie dans notre atmosphère. Et notre couche d’ozone devrait encore être affectée par leur présence pendant plusieurs décennies.

Les travaux des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis) montrent à quel point l’impact de gaz à effet de serre dits mineurs – car présents en faible abondance dans l’atmosphère – peut finalement se révéler important. © shane, Adobe Stock

D'où l’importance de stopper les émissions

Les travaux des chercheurs de l’université de Columbia semblent aujourd’hui confirmer que le mal était déjà fait. Grâce à deux modèles climatiques différents, ils montrent que les CFC et autres HFC ont affecté le climat arctique de manière substantielle. Pourquoi l’Arctique a été si durement impacté reste encore un...

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