Des substances nocives “éternelles” dans les culottes menstruelles Thinx

EUGENE GOLOGURSKY / Getty Images via AFP

“Pourquoi est-il si difficile de trouver des protections menstruelles sans danger ?” C’est la question que soulève le procès impliquant la firme américaine Thinx, résume The Guardian. La marque de culottes menstruelles lancée en 2013 “s’est targuée pendant des années d’être une alternative simple, bio et non-toxique aux produits menstruels traditionnels, à coups de publicités ludiques dans le métro et sur les réseaux sociaux”, rappelle le Washington Post. Elle a finalement été contrainte fin 2022 à débloquer 5 millions de dollars − environ 4,6 millions d’euros – pour indemniser les consommatrices et consommateurs qui en font la demande sur le site prévu à cet effet. En cause, la détection de substances nocives dans certains de ses produits.

L’affaire a débuté il y a trois ans, en janvier 2020, “lorsque la journaliste Jessian Choy, du magazine [californien] Sierra, a envoyé un exemplaire de ces sous-vêtements au physicien Graham Peaslee, de l’université de Notre Dame [dans l’Indiana] afin qu’il vérifie s’il contenait des produits chimiques nocifs”. Ce dernier a trouvé “des niveaux élevés de substances per- et polyfluoroalkyles, connues sous le nom de PFAS, dont certains types ont été liés à des cancers et à des problèmes reproductifs”, rapporte le quotidien américain.

Des produits liés “à une litanie de problèmes de santé”

Les PFAS sont des substances “si persistantes dans le corps et l’environnement qu’elles ont hérité du surnom de ‘produits chimiques éternels’”, souligne le Washington Post. On dénombre plus de 9 000 produits appartenant à cette catégorie de substances, et, s’ils ne sont pas “instantanément toxiques comme l’arsenic, le plomb ou le cadmium, ils se fixent à diverses protéines de notre sang et sont transportés vers tous les organes de notre corps”, précise le journal américain, citant Graham Peaslee.

“Les PFAS ont été corrélés à une litanie de problèmes de santé, notamment le cancer, les maladies de la thyroïde, la colite ulcéreuse, l’hypertension, une réponse immunitaire réduite et des problèmes de reproduction.”

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :