En Suède, une "giga-usine" de batteries électriques pour concurrencer Tesla

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La première cellule de batterie électrique est sortie de la nouvelle usine du groupe suédois Northvolt. Il vise au moins 20 à 25% du marché européen d'ici la fin de la décennie.

Même les géants ont commencé petit. La toute première cellule de batterie électrique est sortie, mardi 28 décembre 2021 au soir, de la ligne d'assemblage de la nouvelle usine du groupe suédois Northvolt. Le site, installé à Skellefteå, une ville industrielle de la principale zone minière de la Suède, a de larges ambitions. Northvolt parle même à son sujet d'une "giga-usine" qui doit produire de quoi équiper en batteries un million de véhicules électriques chaque année. Soit une capacité de production annuelle de 60 gigawattheures (GWh).

Northvolt vise au moins 20 à 25% du marché européen d'ici 2030

La mise en service et la montée en puissance du site de Skellefteå se poursuivront en 2022. Et c'est aussi l'année prochaine que les premières livraisons commerciales seront effectuées. Northvolt a déjà reçu des contrats d'une valeur de plus de 30 milliards de dollars (26,5 milliards d'euros) de la part de clients tels que BMW, Fluence, Scania, Volkswagen, Volvo Cars et Polestar. Il vise au moins 20 à 25% du marché européen d'ici 2030, et rivaliserait ainsi avec des groupes tels que l'américain Tesla ou les producteurs asiatiques de batteries Panasonic, LG Chem ou CATL.

Un haut lieu de recyclage

Northvolt assure par ailleurs que la "giga-usine" sera un haut lieu de recyclage. 50% des matériaux employés pour les nouvelles batteries sorties des entrailles de Skellefteå devraient provenir de batteries hors d'usage. La problématique du recyclage des vieilles batteries va devenir cruciale dans les années à venir. Chacun de ces dispositif de stockage d'électricité pèse jusqu'à 500 kilos et représentant jusqu'à 50% de la valeur d'un véhicule. Selon une étude de l'Institut des futurs durables (ISF) à l'Université de technologie de Sydney, en Australie, le recyclage pourrait aider à réduire la demande mondiale en 2040 de 25% pour le lithium, 35% pour le cobalt et le nickel et 55% pour le cuivre.

Avec Reuters et AFP

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