Il streame sur Twitch depuis l’Assemblée : ce député insoumis épinglé

POLITIQUE - Un « Twitchgate » à l’Assemblée ? Mercredi 16 novembre, Sylvain Maillard a épinglé le député LFI Ugo Bernacilis lors d’un rappel au règlement. Le président par intérim du groupe Renaissance lui a reproché de diffuser les débats de « façon pirate » sur sa chaîne Twitch : « Vous n’avez pas à capter des images, a affirmé le parlementaire. Et en plus, ça vous fait monter dans les tours », lui a-t-il reproché.

Streamer dans l’hémicycle est-il interdit ? En réalité, le règlement ne le précise pas. Mais il est stipulé qu’il est interdit de téléphoner, de prendre des photos ou de filmer. Sauf que bon nombre de députés publient régulièrement en ligne des photos ou se livrent à commenter en ligne depuis les bancs de l’Assemblée.

Or, sur sa chaîne « Deputwitch », Ugo Bernalicis en compagnie de son collègue Antoine Léaument s’est à plusieurs reprises filmé en selfie sur les bancs de l’Assemblée et s’est livré à des commentaires sur la teneur des débats.

Pas une première

Avant que Sylvain Maillard fasse ce rappel au règlement, l’élu avait déjà expliqué à ses abonnés Twitch pourquoi on ne voyait plus son visage : « Je vous rappelle que je me suis fait
grondé cet après-midi parce que je filmais à l’intérieur de l’hémicycle
» a-t-il expliqué, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

« Ils s’en sont rendu compte parce que BFMTV a fait un reportage sur le fait qu’avec monsieur Léaument on avait dit qu’on twitcherait dans l’hémicycle », relate-t-il. Bernalicis s’est ensuite étonné de faire l’objet d’une remarque alors qu’il s’est déjà livré à cet exercice à plusieurs reprises : « le pire c’est que je l’ai fait pendant le passe vaccinal. Il y a eu des articles de presse et tout, ils n’ont rien dit. » Il a supposé en live que le manque de clarté du règlement à ce sujet serait en cause.

D’après France Info, Ugo Bernalicis serait avec cette histoire en train de s’attirer les foudres de la présidence de l’Assemblée. Cela ne l’a pas empêché de refaire un live ce vendredi 18 novembre, en diffusant uniquement les images du flux officiel de retransmission des débats parlementaires pour éviter tout litige. Ce qu’il a annoncé avec ironie dans un tweet : « Retrouvez-nous #SousSurveillance avec mon collègue Antoine Léaument en direct de l’hémicycle à l’Assemblée nationale. »

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