Stratégie. Joe Biden a raté le coche avec les Latinos de Floride

The Miami Herald (Miami)
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Pendant sa campagne, Joe Biden a eu “tout faux” avec les Latinos de Miami, estime un célèbre éditorialiste et politologue du Miami Herald. Pour arracher la Floride à Donald Trump, le candidat démocrate aurait dû comprendre les vraies inquiétudes sur Cuba et le Venezuela qui taraudent ces électeurs.

Malgré les jeunes générations d’Hispaniques qui l’ont soutenu, Joe Biden n’est pas parvenu à faire basculer la Floride dans le camp démocrate. Le président sortant a remporté l’un des États les plus convoités avec ses 29 grands électeurs, et a “flanqué une raclée à Biden grâce aux votes des Cubains-Américains et des Vénézuéliens-Américains”, souligne l’éditorialiste Andrés Oppenheimer, politologue argentin et grande plume du Miami Herald.

Joe Biden ne peut s’en prendre qu’à lui-même, poursuit-il :

Il a eu tout faux avec cette communauté stratégique d’électeurs hispaniques.”

Pas de plan pour Cuba et le Venezuela

Pour commencer, Joe Biden ne s’est pas défendu avec véhémence lorsque Trump l’a traité de “socialiste”, un mot honni par les Cubains et les Vénézuéliens, les anciens comme les plus jeunes, qui vomissent les régimes socialistes et autoritaires de leurs pays d’origine.

C’est à ce moment-là que le candidat démocrate aurait dû livrer “un projet concret pour fomenter des changements politiques dans ces deux dictatures”, estime Andrés Oppenheimer, mais Biden est resté sur la défensive et dans le silence au sujet du Venezuela et de Cuba.

“Il a innocemment pensé qu’en changeant de sujet, il emporterait l’adhésion des Cubains-Américains”, en évoquant par exemple ses projets sur l’immigration et son programme pour la santé.

L’héritage d’Obama

Mais Joe Biden avait, aux yeux des électeurs les plus âgés, un autre gros défaut : il a été le vice-président de

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