La stratégie "moi ou le chaos" d'Emmanuel Macron ne convainc plus

Comme en 2022, le président de la République renvoie dos à dos le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire dans cette campagne des législatives anticipées, une tentative de convaincre l'électorat que la coalition présidentielle représenterait le seul choix raisonnable. Mais sa stratégie semble cette fois-ci vouée à l'échec.

Jusqu'où ira Emmanuel Macron dans sa stratégie du "moi ou le chaos" ? Intervenant dans le podcast "Génération Do It Yourself", lundi 24 juin, le président de la République a estimé que les programmes des "deux extrêmes" mènent "à la guerre civile".

"Je pense que c'est un danger et c'est pour ça que je pense que et le Rassemblement national et La France insoumise répondent à des vrais problèmes", "des vraies colères, des vraies angoisses, celles de la personne qui se dit 'on ne répond pas à mon problème de sécurité', celle qui dit 'je ne suis pas reconnue et protégée parce que je suis musulman'", a-t-il déclaré. Mais ils "répondent mal à mes yeux", "en accroissant la conflictualité et la guerre civile".

Une stratégie qui fait fi de la réalité des étiquettes politiques – le Rassemblement national est bien un parti d'extrême droite, tandis que la coalition du Nouveau Front populaire est simplement de gauche (voir encadré) –, mais qui s'est avérée en partie payante il y a deux ans.

Un président impopulaire


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