Strasbourg: suicide d'un détenu par pendaison, le second en deux semaines

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Un gardien dans un couloir de prison. (Photo d'illustration) - Frederick FLORIN © 2019 AFP
Un gardien dans un couloir de prison. (Photo d'illustration) - Frederick FLORIN © 2019 AFP

Un détenu de 51 ans a été retrouvé mort dimanche à la maison d'arrêt de Strasbourg après s'être pendu, selon des sources syndicales, second suicide en deux semaines dans cet établissement.

Le détenu était seul dans sa cellule et a été retrouvé dimanche matin à l'occasion d'un contrôle de routine effectué par les agents pénitentiaires, ont expliqué deux sources syndicales, confirmant une information des Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA). Il n'était "pas repéré comme suicidaire", a précisé la direction régionale des services pénitentiaires.

L'homme avait initialement été écroué à Colmar a l'été 2020, puis transféré à Strasbourg en septembre 2020. Il était connu des services judiciaires pour des faits de vols, de violences et outrages, et de viol. Conformément au Code de procédure pénale, le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. Ce suicide est le second en moins de deux semaines à la maison d'arrêt de Strasbourg: le 9 novembre, un détenu de 31 ans s'était pendu au sein du quartier disciplinaire, rappellent les DNA.

Des conditions de détention "correctes" selon les syndicats

Pour l'administration pénitentiaire, ce nouveau suicide est "sans lien avec le précédent". "Une analyse de ces deux suicides sera réalisée (...) prochainement sur l'établissement pénitentiaire", a précisé une porte-parole. Selon l'Observatoire international des prisons (OIP), la maison d'arrêt de Strasbourg, d'une capacité d'accueil de 424 places, accueillait 543 détenus au 1er janvier 2021, soit un taux d'occupation de 128%.

Les syndicats évoquent néanmoins des conditions de détention "correctes". "C'est un établissement qui n'est pas si vieux que ça, et qui est bien entretenu, bien tenu, même s'il souffre de surpopulation carcérale", a souligné un délégué syndical. "Il n'y a pas de matelas par terre", indique de son côté l'administration pénitentiaire. Une source syndicale a cependant regretté l'absence de "prise en charge psychologique automatique" pour les agents pénitentiaires confrontés à des suicides.

Article original publié sur BFMTV.com

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