Strasbourg : la mairie s’attire les foudres de la communauté juive

Par LePoint.fr
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Jeanne Barseghian a été élue maire de Strasbourg en 2020.

En refusant d'adopter une certaine définition de l'antisémitisme, la mairie a fait polémique jusqu'en Israël, comme le rapporte « Le Figaro ».

Un débat au sein de la municipalité de Strasbourg et des échos jusqu'en Israël. Le week-end dernier, la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, a fait l'objet d'un appel dans une lettre ouverte publiée par le Jerusalem Post. En cause, comme l'explique Le Figaro, son refus, ainsi que celui de sa majorité écologiste et communiste, de voter la définition de l'antisémitisme telle que proposée par l'Alliance internationale de la mémoire de l'Holocauste (Ihra), qui pose notamment l'antisionisme comme une forme cachée d'antisémitisme.

« Rejeter cette définition, c'est revenir à un sombre passé », selon Shimon Samuels, qui dirige le centre Simon-Wiesenthal, organisation de lutte contre l'antisémitisme reconnue par les Nations unies. Dans la lettre ouverte, il cite notamment « l'environnement historique » de la ville en évoquant le camp de concentration de Natzweiler-Struthof, à une cinquantaine de kilomètres de Strasbourg, en Alsace. Pour Michel Rothé, administrateur du site Web Judaïsme d'Alsace et de Lorraine, « ce refus a été un électrochoc pour les Alsaciens qui vivent en Israël » tandis que plusieurs actes et comportements antisémites ont été récemment observés dans la région.

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« Nous sommes tous engagés contre l'antisémitisme »

Le Figaro explique que le débat en question a eu lieu, à l'initiative de Jean-Philippe Vetter (LR), le 22 mars, soit le même jour que le vote de la subvention de la mosquée E [...] 

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