Strasbourg: un homme en garde à vue après la découverte d'un tag anti-musulmans sur le chantier d'une mosquée

J.B
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Véhicule de police (illustration) - Philippe HUGUEN © 2019 AFP
Véhicule de police (illustration) - Philippe HUGUEN © 2019 AFP

Un homme de 20 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d'avoir tracé un tag anti-musulmans sur la palissade d'une mosquée en construction à Strasbourg, a appris l'AFP mardi de source policière.

Le suspect pourrait appartenir au mouvement d'extrême droite Génération identitaire, menacé de dissolution, a-t-on précisé de même source.

Soutien unanime des élus

Dans un communiqué de la Ville de Strasbourg, les élus de l'ensemble des groupes politiques représentés au conseil municipal ont condamné mardi "unanimement et avec la plus grande fermeté tout acte islamophobe ou xénophobe".

"Élu·e·s de la République, nous rappelons avec fermeté que chacun·e doit pouvoir vivre sa foi sans discrimination et nous tenons à assurer notre entier soutien à la communauté musulmane de Strasbourg", ont-ils ajouté.

L'inscription -"Non à l'islam, ça va au bled"- a été tracée en grande lettres capitales noires sur la palissade du chantier de la Grande mosquée Bey Sultan.

Appelée à devenir la plus grande mosquée d'Europe, elle est construite à l'initiative de la Communauté islamique du Millî Görüs (CIMG), une organisation proche de la Turquie qui gère des centaines de mosquées en Europe.

235 actes anti-musulmans en 2020 en France

"De tels actes sont une expression de haine et d'intolérance à l'égard des Français de confession musulmane ou de leurs lieux de cultes et mettent en péril le vivre ensemble", a réagi Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), interrogé par l'AFP.

Egalement président de l'Observatoire national de lutte contre l'Islamophobie, il déplore "un climat en France concernant les valeurs de l'islam ou l'islamo-gauchisme qui favorise de tels actes".

"Nous avons terminé l'année 2020 avec un bilan de 235 actes anti-musulmans déclarés dans les commissariats et les gendarmeries", a rappelé Abdallah Zekri, "apportant tout (son) soutien aux responsables de cultes victimes ces derniers temps de tels actes". L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.

Article original publié sur BFMTV.com