Stonehenge, des origines gravées dans la pierre galloise, selon les archéologues

par Andrew MacAskill
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STONEHENGE, DES ORIGINES GRAVÉES DANS LA PIERRE GALLOISE, SELON LES ARCHÉOLOGUES

par Andrew MacAskill

LONDRES (Reuters) - Des archéologues pensent avoir percé le secret des origines de Stonehenge après avoir découvert les vestiges d'un cercle de pierres au Pays de Galles, celui-ci ayant pu être démantelé et reconstruit des centaines d'années plus tard en Angleterre.

Parmi les monuments les plus reconnaissables et mystérieux de Grande-Bretagne, les "pierres suspendues" qui forment le site de Stonehenge, dans le comté de Wiltshire, attirent les touristes du monde entier et les personnes en quête de liens spirituels avec le passé.

En 2015, une équipe d'archéologues avait déjà établi que certaines des pierres en question provenaient d'une carrière située dans les collines de Preseli, sur la côte ouest du Pays de Galles, à plus de 250 kilomètres du site mégalithique.

Des chercheurs de l'University College London (UCL) pensent aujourd'hui que certaines des pierres formaient à l'origine un monument encore plus ancien au Pays de Galles, trouvant en effet des liens significatifs entre Stonehenge et le site gallois.

Ce dernier présente notamment le même diamètre de 110 mètres que Stonehenge, et les deux monuments sont alignés face au lever du soleil lors du solstice d'été. Par ailleurs, au moins une des pierres bleues du célèbre site anglais correspond à l'un des trous observés dans le cercle gallois.

Selon Parker Pearson, professeur d'archéologie à l'UCL et responsable de l'enquête, les pierres pourraient avoir été déplacées en pleine période d'émigration des Gallois.

"C'est comme s'ils venaient de disparaître. Peut-être que la plupart des gens a émigré, emportant leurs pierres - leurs identités ancestrales - avec eux", a déclaré Pearson à la BBC.

La découverte des chercheurs de l'UCL sera exposée vendredi soir dans un documentaire sur la chaîne de télévision britannique.

(Version française Juliette Portala, édité par Jean-Michel Bélot)