Stokely Carmichael, le panafricaniste exilé en Guinée, qui dérangeait les Britanniques

Alors que les Britanniques font leurs adieux à la reine Elizabeth II, le Guardian met un coup de projecteur sur un épisode oublié de l'Histoire. Le journal britannique raconte comment, dans les années qui ont suivi les indépendances, les services secrets britanniques ont pris pour cible le militant Stokely Carmicheal, une figure marquante de la seconde moitié du XXe siècle qui s'est battu pour le respect des droits des Afro-descendants. Retour sur le parcours et le personnage de Stokely Carmicheal.

Malgré sa silhouette élancée, son nez pointu et ses yeux ronds, Stokely Carmichael n'était pas l'étudiant docile qu'il pouvait semblait être. C'était un militant et un excellent orateur, à la pensée socialiste et panafricaniste solidement charpentée. Ses conférences faisaient autorité dans les années 60 et sont encore des références aujourd'hui parmi les penseurs de la décolonisation.

Il s'exile avec son épouse Miriam Makeba

Ce fils de travailleurs pauvres, né sur l'île de Trinidad puis élevé à Harlem, s'est engagé très tôt pour la cause noire, dans le lycée où il est entré avec d'excellents résultats, puis à l'université. Il a d'abord suivi le mouvement de Martin Luther King, avant d'être déçu par ses accommodements et exaspéré par la violence de l'État. Il prend en 1967 un tournant radical en rejoignant les Black Panthers. L'honneur du peuple noir, en Amérique et en Afrique, la guerre du Vietnam et le socialisme international deviennent alors ses chevaux de bataille.


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