Steve McQueen : les zones d'ombre d'une légende

Steve McQueen était devenu le roi d'Hollywood, lui, l'enfant cabossé, abandonné par ses parents, engagé dans l'armée à 17 ans. Il a enflammé le box office, brûlé la vie comme les pavés au volant de ses bolides. Il fut un acteur intransigeant et un fou du volant qui précipita sa propre chute car il avait une face sombre. Dès le début de sa carrière, il instaure un rapport de force en imposant par exemple la Winchester à canon scié dans Au nom de la loi, la série qui le rendit célèbre. Le cinéma le réclame, les producteurs de la série refusent de le laisser partir ; alors il provoque un accident pour pouvoir quitter le tournage. Il rejoint l'équipe des Sept mercenaires et sa distribution cinq étoiles. Malgré la concurrence, Steve McQueen crève l'écran. L'assassinat de Sharon Tate, un tournant En 5 ans, il enchaine cinq films à succès, mais une autre passion va prendre le dessus : l'ivresse de la vitesse. Après l'immense succès du film Bullit en 1969, il réalise son rêve : produire un film sur les 24 heures du Mans. C'est alors que ses démons entrent en scène. Le 9 août de cette année, Sharon Tate et ses amis sont assassinés par le clan Charles Manson. Steve McQueen aurait dû être présent à cette soirée, avant qu'une autostoppeuse lui fasse changer de route au dernier moment. Il découvre qu'il était une des cibles des tueurs. C'est un déclic : déjà miné par la drogue, l'acteur devient totalement paranoïaque.