Stephen King signe quatre nouvelles où il se joue de notre fascination pour le bizarre

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Quelques notes de musique country s’échappent parmi les tombes. On dirait la sonnerie d’un portable mais il n’y a pourtant âme qui vive autour du jeune Craig qui, pressant l’oreille contre la pierre froide, reconnaît la voix de Tammy Wynette, la chanteuse préférée de M. Harrigan. "Je crus l’entendre, mais ce devait être mon imagination. Il aurait fallu que la voix traverse la veste, le couvercle du cercueil et six pieds de terre. Pourtant, je crus l’entendre. Non, rectification, je suis sûr de l’avoir entendu : le téléphone de M. Harrigan chantant Stand By Your Man, là dans sa tombe." Craig laisse un message sur le répondeur de son ami M. Harrigan. Et reçoit le lendemain un texto du défunt...

Avec Stephen King, il suffit de quelques notes volant au-dessus d’un cimetière pour savoir que l’on est entre de bonnes mains – hôte ou otage qu’importe, puisque l’on s’y sent bien. "Les histoires vont où elles veulent", affirme le maître de l’épouvante dans une note en fin d’ouvrage. En empruntant des détours étranges, les siennes alimentent celle de son auteur "pour le bizarre que l’on ressent tous". Bijou de littérature gothique, Le téléphone de M. Harrigan s’inspire de la fascination de son auteur pour les nouvelles technologies, a fortiori lorsqu’un fantôme s’amuse à produire de la friture sur la ligne.

Un pacte faustien

D’une facture moins classique, La Vie de Chuck rembobine la trajectoire de Charles Krantz, alias Chuck, dont le portait s’affiche sur des...


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