Statut des victimes, sanctions : ce que va étudier la mission du Sénat sur les accidents de chasse

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La Haute Assemblée n'a pas attendu. Face au succès rencontré par la pétition demandant des mesures contre "les morts, violences et abus liés à la chasse", le Sénat a annoncé mardi la création d'une mission sur la question de la sécurité à la chasse. "Il y en a assez peu qui montent à ce niveau, aussi vite, commente la présidente de la commission des affaires économiques, Sophie Primas (LR), qui va la mener conjointement avec la commission des lois. Ça montre à quel point le sujet est préoccupant."

Le Sénat s'est en effet engagé à examiner dans un délai de six mois les pétitions qui recueillent plus de 100.000 signatures. Le texte, mis en ligne le 10 septembre par le collectif "Un jour un chasseur" formé par des amis de Morgan Keane, ce jeune homme de 25 ans tué dans le Lot le 2 décembre 2020 par un chasseur qui l'a confondu avec un sanglier, les a depuis dépassés – plus de 112.000 paraphes enregistrés samedi soir.

"Les morts sont oubliés"

Depuis plusieurs mois, les amis de Morgan Keane, qui coupait du bois à proximité de son domicile quand il a été mortellement touché, recueillent les témoignages sur les réseaux sociaux de proches de victimes. "Accepter qu'en France, au XXIe siècle, on puisse se faire tuer d'une balle destinée à un sanglier, c'est un problème", déplore Léa, qui était amie avec le jeune homme décédé. Dans sa pétition, le collectif demande l'interdiction de la chasse les mercredis et dimanches, le renforcement de la formation des chasseurs, un meilleur contrôle...


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