Stations de ski : « Le flou des annonces gouvernementales, c’est la double peine ! »

Par Michel Revol
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La station de La Clusaz, en décembre. Le groupe Azureva garde ses résidences ouvertes, mais sans espoir de rentabilité.
La station de La Clusaz, en décembre. Le groupe Azureva garde ses résidences ouvertes, mais sans espoir de rentabilité.

Azureva reste ouvert. Durant les vacances de février, quelle que soit la décision définitive du gouvernement concernant les stations de sport d'hiver, Jean Pochoy, le directeur général délégué d'Azureva, a décidé d'accueillir les vacanciers dans ses résidences (le groupe associatif possède trente-six villages-vacances et campings). « Ce n'est pas financièrement rentable, mais c'est un service que nous proposons à nos clients. » Presqu'une façon de faire contre mauvaise fortune bon c?ur, autrement dit. Car, pour le reste, Jean Pochoy est en rogne. S'il est compréhensif au vu de la situation sanitaire, il critique assez durement le comportement attentiste du gouvernement sur le plan économique.

Le Point : Les perspectives sont assez moroses pour le secteur du tourisme, avec la fermeture quasi assurée des stations de ski durant les vacances d'hiver. Comment abordez-vous cette période blanche, ou noire, pour reprendre l'expression d'un professionnel de la montagne ?

Jean Pochoy, directeur général délégué d'Azureva Jean Pochoy : D'abord, en 2020, nous avons subi la frilosité des groupes et des entreprises, qui ont réduit le nombre de séminaires dans nos centres de vacances. Mais nous avons bénéficié d'un sursaut en été. Les familles sont revenues en nombre dans nos résidences, notamment parce qu'elles ne pouvaient partir à l'étranger. Il n'empêche, le choc de l'année 2020 a été important, avec une chute de notre chiffre d'affaires de 35 %.

L'année qui commence r [...] Lire la suite