Cette start-up veut fabriquer de la viande de culture… avec du blé génétiquement modifié

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Plus de 80 start-up se sont lancées récemment dans la viande de culture, fabriquée à partir de cellules souches animales. Leur argument phare : celle-ci serait beaucoup plus écologique et éthique puisqu’elle ne nécessite pas d’élever des vaches qui consomment des terres agricoles et émettent du méthane. De plus, la viande in vitro peut être produite localement et donc réduire les coûts et les émissions du transport. Cependant, multiplier des cellules de telle sorte qu’elles fabriquent du muscle et un steak à la texture et au goût satisfaisants n’est pas une mince affaire. Un ingrédient est notamment indispensable au processus : les facteurs de croissance.

Les facteurs de croissance, l’ingrédient clé de la viande de culture

Chez un animal vivant, la croissance cellulaire est assurée par les vitamines, minéraux et hormones délivrées par le sang. Dans la viande de culture, les cellules dépendent de facteurs de croissance extérieurs qu’il faut ajouter dans la « recette » pour induire une prolifération des cellules musculaires et sanguines à grande échelle. Habituellement extraites d’hormones animales ou obtenues à partir de bactérie E.coli, elles coûtent très cher à fabriquer et contribuent à renchérir le prix de la viande de culture. Selon le Good Food Institute, ces facteurs de croissance représentent ainsi 55 à 95 % des coûts de production.

Des facteurs de croissance 10 à 20 fois moins chers

La start-up islandaise ORF Genetics s’est donc tournée vers une solution alternative : le blé génétiquement modifié. « Un gène synthétique est introduit dans la plante qui va induire la fabrication de la molécule par le blé », décrit Gunnar Steindorsson, le dirigeant de l’entreprise. Après trois mois et demi de culture, le blé est récolté et la molécule est extraite et purifiée, afin d’être vendue aux fabricants de viande artificielle. Le produit, appelé MESOkine, est « 10 à 20 fois moins cher que les facteurs de croissance traditionnels, assure Gunnar Steindorsson. Cette méthode...

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