Une start-up américaine interdit les conversations politiques et perd un tiers de ses salariés

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Démission groupée et soudaine. Une vingtaine d'employés d'une start-up américaine, sur 57 salariés en tout, ont annoncé leur décision de démissionner, sur Twitter, vendredi 30 avril. Leur décision intervient après que leur entreprise a décidé de bannir les "conversations politiques" sur le lieu de travail.

Jason Fried, le patron et cofondateur de Basecamp, avait publié lundi 26 avril un article de blog expliquant six nouvelles règles adoptées par l'entreprise, notamment l'interdiction des "discussions sociétales et politiques sur le compte de Basecamp", la fin des "avantages sociaux paternalistes" (des sommes allouées pour le sport, le bien-être, la formation en continu...) et le refus de "s'attarder ou s'appesantir sur les décisions passées".

"Étant donnés les récents changements à Basecamp, j'ai décidé de quitter mon poste de directeur du design", a tweeté Jonas Downey, qui travaillait pour la petite société informatique depuis 2011. Nombre de ses collègues ont posté des messages similaires, recensés par John Breen, un développeur qui travaille pour un autre groupe, d'après son site web.

Pour justifier la décision sur les conversations politiques, Jason Fried assure qu'elles sont devenues "une distraction majeure" dans le contexte actuel.

"Les sensibilités sont au maximum, et toutes les discussions liées de près ou de loin à la politique, au militantisme ou à la société en général tournent rapidement au vinaigre. Vous ne devriez pas avoir à vous demander si rester en dehors fait (...)

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