Star des cures détox, la sève de bouleau fait son entrée en cosmétique

Le bruit de la perceuse résonne au milieu de cette forêt de Saint-Paul-des-Landes dans le Cantal. Un bruit qui marque le début de la récolte de la sève de bouleau. La technique est simple : on perce l’écorce de l’arbre sur une profondeur de quatre à cinq centimètres, on installe un tuyau en plastique, et le précieux liquide apparaît. Jusqu’à dix litres par jour et sans aucun danger pour l’arbre. Après la récolte, le trou est rebouché avec une cheville de bois pour permettre à l’écorce de cicatriser. Multiples vertus Également appelée eau de bouleau - car incolore et fluide comme de l’eau -, la sève fraîche se boit pure. On lui prête des vertus détoxifiantes pour l’organisme et notamment le foie, les reins ou encore la vessie. Mais ce nectar du printemps est aussi une source importante de minéraux. Des minéraux dont la concentration augmente au fil de la récolte. "Au début, on est à deux grammes de minéraux par litre, à la fin de la récolte, on atteint huit grammes, ce qui est énorme", explique Luc Jalenques, exploitant forestier. Pauline Bony a découvert dans la sève de bouleau des propriétés anti-oxydantes. Il y a trois ans, elle a lancé sa gamme de produits cosmétiques : "J’ai travaillé avec un botaniste pour voir si la sève de bouleau avait des effets sur la peau. Il y a beaucoup d’écrits sur le fait de l’ingérer mais pas sur ses effets sur la peau. Et on a eu de formidables résultats, parce que la sève de bouleau (…) arrête les radicaux libres, responsables de 80% du vieillissement prématuré". Des effets bénéfiques et une matière première abondante et facile à extraire qui intéressent de plus en plus l’industrie des cosmétiques.