Stade de France : Marine Le Pen dénonce une destruction d'images «volontaire»

© THOMAS COEX / AFP

Marine Le Pen  a estimé vendredi que la destruction d'images de vidéosurveillance des violences au Stade de France était "volontaire" , accusant notamment Gérald Darmanin d'avoir voulu "couvrir" des "mensonges énormes", tandis que la députée LREM Aurore Bergé assure qu'il existe "suffisamment d'éléments" pour l'enquête. Ces images, qui sont systématiquement détruites au bout de sept jours, sauf réquisition de la justice, comme le prévoit la loi, n'ont pas été conservées, a-t-on appris lors d'auditions par le Sénat jeudi, ce qui "porte à croire qu'on a sciemment laissé détruire des pièces à conviction compromettantes", selon le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau.

"J'ai trouvé que c'était très grave"

"J'ai tout de suite été stupéfait, j'ai trouvé que c'était très grave", a commenté David Assouline, vice-président PS de la commission des lois du Sénat, vendredi sur franceinfo, dénonçant un "manque de coordination incroyable" du préfet de police et des responsables politiques. "Ça s'appelle couvrir ses traces", a réagi Marine Le Pen, candidate RN aux législatives dans le Pas-de-Calais, sur BFMTV et RMC : "je n'ose pas imaginer que nos dirigeants soient incompétents au point de ne pas avoir immédiatement, compte tenu de l'écho que cette affaire du Stade France a eu, (...) demandé que leur soient transmises les vidéos surveillance. Donc c'est volontaire" et "c'est une destruction de preuves par inaction", a-t-elle ajouté.

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