Stade français-Racing : le rugby parisien en fusion

Libération.fr
Le président du Stade français, Thomas Savare, avec le président du Racing 92, Jacky Lorenzetti, à Paris, le 13 mars.

Les deux clubs ont annoncé ce lundi leur fusion dès la saison prochaine, provoquant la surprise et l'interrogation chez de nombreux joueurs et spécialistes.

Le rugby français a vécu lundi une folle journée, pleine d’éclats de voix et de cynisme communicationnel, au terme de laquelle son patrimoine a explosé par morceaux. Les deux derniers champions de France de rugby, le Stade français (sacré en 2015) et le Racing Métro (2016) vont «fusionner», pour reprendre la terminologie officielle des deux clubs. Dès la saison prochaine. Deux clubs puis un seul : ça fait un mort.

Lequel ? Pour le Stade français, on est sûr. Il y a plusieurs mois, un mandat de vente avait été confié à deux banques d’affaires. Empêtré dans des histoires d’héritages où ses sœurs lui mènent une guerre larvée au fil des chèques libellés par la société fiduciaire Oberthur (propriété de sa famille), le président du Stade, Thomas Savare, n’en veut plus : selon certaines sources, c’est 3 millions d’euros par saison qu’il est tenu de décaisser pour équilibrer les comptes. Le contribuable parisien vient de lui offrir un stade Jean-Bouin flambant neuf porte d’Auteuil, où 5 000 personnes se débattent les grands soirs dans une enceinte pouvant en contenir 20 000 ? Pas grave. «Je vous laisse la responsabilité de votre analyse si vous estimez que je vends le club, a risqué Savare. Malgré le stade Jean-Bouin, malgré le titre de champion de France, je n’ai pas trouvé de modèle viable. Il faut trouver du sens. Un sens économique.»

«Deux familles françaises»

Un quoi ? Le rugby français est depuis toujours une économie de mécénat, où les Maharadjah du CAC 40 se tapent sur le ventre devant des joueurs torse-poil dans les vestiaires après les matchs avant de promettre, dans un recoin, de lâcher quelques plaques dans l’euphorie ambiante. Savare : «J’ai reçu ce week-end quatre ou cinq coups de fil de journalistes qui m’ont demandé si j’avais essayé de vendre le club au Qatar. Il y a eu des rumeurs… Je vous assure que (...)

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