Stéphane Bern quitte Paris, "devenu une poubelle"

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Stéphane Bern en février 2019. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Stéphane Bern en février 2019. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Stéphane Bern quitte Paris avec perte et fracas pour s'installer dans sa résidence secondaire du Perche, a-t-il annoncé ce dimanche dans les colonnes du Parisien. Si l'animateur, chargé de la mission Patrimoine, assure toujours être "émerveillé" par la beauté de Paris, il "déplore un laisser-aller général, et même un certain enlaidissement": "Paris est devenu une poubelle où les gens se débarrassent de tout, n’importe où et n’importe comment. Où est passée la Ville Lumière?"

"Malgré le petit pincement au cœur, je suis soulagé de partir. J’avais l’impression de devenir fou", ajoute celui qui ne supporte plus "la saleté, les trous dans la chaussée, les chantiers permanents, le bruit, et surtout, surtout, la violence" de la capitale: "Il faut entendre comme les gens se parlent. La circulation est une source inouïe de tensions. Les voitures contre les piétons, les trottinettes contre les vélos, les scooters contre les voitures… Cette guerre des roues est insupportable [...] Pour ce qui est du vivre-ensemble, on a tout lâché."

La bétonisation de la ville inquiète Stéphane Bern, tout comme la disparition du mobilier urbain, "qui fait partie intégrante de son identité visuelle": "Les bancs Davioud remplacés, les grilles d’arbres en fer qu’on enlève sous prétexte de manifestations, et même les anciens kiosques qui étaient si beaux… Les nouveaux bancs au Panthéon et les fontaines des Champs-Élysées, c’est quand même affreux. Changer les choses, je n’ai rien contre, mais pas si c’est pour détruire notre patrimoine visuel et encore moins si c’est pour faire moins beau."

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"La tâche d'Anne Hidalgo est loin d'être simple"

Il apporte ainsi son soutien à #SaccageParis, mouvement très actif depuis le printemps sur Twitter: "Je regarde ce mouvement citoyen avec beaucoup de sympathie car ce sont des lanceurs d’alerte, et qu’ils pointent un certain nombre de problèmes." Pour autant, Stéphane Bern refuse de charger Anne Hidalgo, l'actuelle maire de Paris:

"Ce serait trop facile! Sa tâche est loin d’être simple, et que je sache, ce n’est pas elle qui salit, et ce n’est pas la faute des éboueurs. Les premiers responsables, ce sont d’abord les usagers. Elle ne peut pas mettre un cendrier et une poubelle derrière chaque habitant. Elle a certes sa part de responsabilité mais elle ne mérite pas tous les coups qui lui sont donnés."

Et l'animateur de lui adresser un message: "Chère Anne, réveillez la beauté de cette ville. Restaurez son prestige, son attrait, sa qualité de vie. C’est capital en vue des Jeux olympiques de 2024, qui ne doivent pas se transformer en cauchemar pour les Parisiens." Bern espère qu'en prenant du recul, il appréciera "davantage" Paris.

Article original publié sur BFMTV.com

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