Stéphane Bern évoque un "malentendu" après l'absence du patrimoine des annonces de Macron

Le HuffPost avec AFP
L’animateur de “Secrets d’histoire” a été chargé en 2017 d’une mission pour le patrimoine par l’Élysée

PATRIMOINE - Stéphane Bern a réclamé ce jeudi 7 mai que le patrimoine rural “soit déclaré cause nationale” et qu’un “new deal” bénéficie à tout le patrimoine, “gisement de pétrole” de la France qui “impacte 500.000 emplois”.

Interrogé lors d’une audition au Sénat sur l’absence remarquée du patrimoine dans les annonces faites, le mercredi 6 mai, par Emmanuel Macron aux professionnels de la culture, Stéphane Bern a parlé d’un “malentendu”.

“Nous demandons un plan de financement”

“Le sujet, hier, était le spectacle vivant, et il s’est engagé dans les prochains jours ―le ministre de la Culture, Franck Riester me l’a confirmé hier― à ce qu’on puisse dans quelques jours parler du patrimoine”. L’animateur s’est même dit persuadé que le président allait “envoyer un signal fort” prochainement.

Franck Riester, a-t-il précisé, “m’a assuré qu’il y aurait des aides pour les restaurateurs, les conservateurs et les guides conférenciers”.  

L’animateur très populaire de l’émission de France 3 “Secrets d’histoire”, chargé en 2017 d’une mission pour le patrimoine par l’Élysée, estime qu’“il faut décréter le patrimoine rural cause nationale”. 

“Nous demandons un plan de financement préalable pour avoir une visibilité sur qui va payer quoi”. Et Stéphane Bern a souhaité que le ministère de la Culture organise un service d’“assistance à la maîtrise d’ouvrage”, les petits porteurs de projet faisant face à des “cahiers des charges impossibles” et des complexités administratives.

Le patrimoine religieux, un sujet “gravissime” 

Il faut “alléger ce qui est pointilleux mais “rester très strict sur les normes” et “il ne doit pas y avoir de dérogations à la protection du patrimoine”, prévient-il. À supposer par exemple que l’État fasse “une flèche en titane” à Notre-Dame, certains acteurs locaux seraient tentés de l’imiter, a-t-il argumenté.

Il a reconnu s’être ”énervé” auprès de Franck Riester que des administrations régionales refusent de financer des projets de ceux qui ont touché de l’argent...

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