Sri Lanka: Ranil Wickremesinghe investi Premier ministre en pleine crise économique

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Sauver le pays de l'effondrement économique sri-lankaise, ça sera la lourde tâche du nouveau Premier ministre que le président Gotabaya Rajapaksa vient de nommer, après plusieurs jours de manifestations meurtrières, qui ont fait au moins neuf morts et plus de 200 blessés depuis lundi 9 mai.

« J’ai accepté le poste de Premier ministre pour sauver la nation et offrir au peuple trois repas par jour ». Les premières déclarations de Ranil Wickremesinghe se veulent messianiques, mais la tâche sera extrêmement complexe en raison d'abord de la défiance du Parlement. Le Premier ministre pourrait bénéficier du soutien du parti présidentiel des Rajapakse, mais à cause des récentes défections, celui-ci ne lui offrirait qu’une majorité relative, rapporte notre correspondant régional, Sébastien Farcis.

Former un gouvernement d’union qui bénéficie du soutien de tous les partis présents au Parlement (qui compte 225 députés), ne sera donc pas chose facile. Le principal parti d'opposition, le SJB, est fracturé : pressenti dans un premier temps comme Premier ministre, le chef de file de ce parti a refusé le poste – il réclame d’abord et avant tout la démission du président Gotabaya Rajapaksa. Une douzaine d’élus seulement du SJB ont signalé leur soutien à Ranil Wickremesinghe. Cette formation d’opposition continue, comme les manifestants, à demander la démission du président, Gotabaya Rajapakse, pour imposer les réformes économiques nécessaires.

Ranil Wikremesinghe a enfin cherché l’accalmie : il a assuré qu’il ne toucherait pas aux campements de protestation du centre de Colombo. Alors que des centaines de partisans de son prédécesseur ont tabassé lundi ces manifestants, entraînant la pire vague de violences depuis le début de cette crise au Sri Lanka

Un vétéran de la politique

Ranil Wickremesinghe n’est pas un nouveau visage de la politique sri-lankaise. Il a occupé le poste du Premier ministre pas moins de cinq fois dans le passé.

L'avocat âgé de 73 ans est considéré comme un réformiste pro-occidental et partisan du libre-échange. En octobre 2018, son limogeage surprise et controversé avait plongé le pays dans une crise politique. Après sept semaines de chaos politique, il avait finalement retrouvé son poste.

Cette fois, Ranil Wickremesinghe doit sortir le pays du gouffre. L'économie est au bord d'un effondrement « irrémédiable », a averti le chef de la Banque centrale. Le pays a besoin d'urgence de dollars pour importer du carburant, des médicaments et des denrées alimentaires. Le nouveau Premier ministre a assuré qu’il demanderait une aide financière internationale, et les discussions avec le Fonds monétaire international devraient se poursuivre.

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