Sri Lanka: le président Gotabaya Rajapaksa échappe à une motion de censure

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Le président sri-lankais a évité une motion de censure, mardi 17 mai, après que sa coalition, divisée, s’est ralliée à lui pour retarder une résolution le tenant pour responsable de la crise économique historique que subit le pays d'Asie du Sud.

La coalition vacillante de Gotabaya Rajapaksa a voté contre l'adoption de la motion de « mécontentement du Parlement », sans précédent. Cette motion non contraignante a été proposée par le principal parti d'opposition tamoul, l'Alliance nationale tamoule, soulignant se faire l'écho de milliers de manifestants anti-gouvernementaux. Des milliers de manifestants campaient toujours devant le bâtiment de la présidence à Colombo, exigeant la démission de Gotabaya Rajapaksa depuis le 9 avril.

Pire crise économique

Le pays de 22 millions d'habitants est confronté à sa pire crise économique depuis son indépendance en 1948, subissant depuis des mois des pénuries de biens essentiels, de longues coupures d'électricité quotidiennes et une inflation record. Le frère aîné du président, Mahinda, a démissionné de ses fonctions de Premier ministre la semaine dernière et, pour tenter de désamorcer la colère croissante de la population, le président a nommé Ranil Wickremesinghe, un homme politique de l'opposition, pour le remplacer.

Le nouveau Premier ministre sri-lankais a obtenu, lundi, l'appui crucial des deux principaux partis d'opposition, qui ont décidé de faire cause commune pour s'attaquer à la crise économique accablant l'île.

La cérémonie de prestation de serment d'un « gouvernement d'union », qui devait initialement se dérouler lundi après-midi, a été repoussée en raison de pourparlers toujours en cours sur l'attribution des portefeuilles.

« À court d'essence »

« Nous sommes à court d'essence. Pour le moment, nous n'avons des stocks de pétrole que pour une seule journée », a déclaré lundi Ranil Wickremesinghe, dans un discours à la nation, avertissant que son pays pourrait rencontrer davantage de difficultés dans les prochains mois. Il a ajouté que le gouvernement était également incapable de réunir des fonds pour payer la livraison de trois cargaisons de pétrole à bord de navires en attente au large du port de Colombo.

La plupart des stations-service de la capitale étaient fermées mardi et de longues files d'automobilistes patientaient devant les quelques stations-service encore ouvertes pour obtenir leurs rations de carburant.

(Avec AFP)

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