Sri Lanka: les pénuries, qui frappent les plus démunis, s'aggravent encore

Le Sri Lanka est frappé par une crise économique sans précédent. Surendetté et très dépendant de l’extérieur - le Premier ministre vient de récupérer le portefeuille de ministre des Finances -, le pays commence à manquer de tout. Pénuries de gaz, de médicaments, de nourriture et de carburant, la liste des privations s’allonge chaque jour un peu plus tout comme les files d’attentes devant les stations d’essence. À Colombo, les plus pauvres peinent à joindre les deux bouts, mais la solidarité s’organise.

Avec notre envoyée spéciale à Colombo, Yelena Tomic

Devant chaque station-service c’est le même scénario. Des queues interminables. Des dizaines de conducteurs de tuk tuk poussent patiemment leur véhicule à mesure que la file avance. Le carburant est rationné. Les tuks tuks ont le droit à maximum 6L d’essence pour environ 2500 Rp, soit plus de 6 euros.

C’est une fortune pour Nuhan. « C’est très difficile, parfois j’arrive à gagner 3000 Roupies, d’autres jours 1000 Roupies ou rien du tout », raconte ce chauffeur qui attend de faire son plein depuis 5h du matin. « Je travaille, ensuite je dépense tout pour le riz et le carburant. 1 kg de riz local ça coute 250 roupies. Les légumes ou des lentilles, on en mange quelques fois, mais il y a des jours où nous n’avons rien à manger ».

12h pour faire le plein

Les pénuries ont entraîné ces derniers jours des pillages. Des gérants de stations-services ont été agressés par des chauffeurs en colère. Des militaires montent désormais la garde devant certaines stations critiques de la capitale.


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