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Sri Lanka: des manifestants pénètrent dans les bureaux du Premier ministre

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Des milliers de manifestants devant les bureaux du Premier ministre sri lankais, le 13 juillet 2022  - AFP
Des milliers de manifestants devant les bureaux du Premier ministre sri lankais, le 13 juillet 2022 - AFP

La situation ne revient pas au calme au Sri Lanka. Ce mercredi, des milliers de manifestants ont pris d'assaut les bureaux du Premier ministre Ranil Wickremesinghe, quelques heures après sa désignation comme président par intérim, selon des témoins.

La foule a débordé les forces de l'ordre et est entrée dans le bâtiment, pour hisser des drapeaux du pays, alors que la police et l'armée avaient tenté de les repousser avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

Président par intérim

Un peu plus tôt dans la journée, le président du Parlement avait annoncé la désignation, par le chef de l'Etat en fuite Gotabaya Rajapaksa, de Ranil Wickremesinghe en tant que président par intérim.

Dans une allocution télévisée, ce dernier a demandé à l'armée et la police de rétablir l'ordre, mais les troupes reculaient et laissaient les portes du bâtiment ouvertes aux manifestants.

"J'ai ordonné aux commandements militaires et au chef de la police de faire le nécessaire pour rétablir l'ordre", a déclaré le Premier ministre.

Les manifestants "veulent m'empêcher de m'acquitter de mes responsabilités de président par intérim", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons pas permettre aux fascistes de prendre le pouvoir".

"Nous ne pouvons pas déchirer notre Constitution. Nous ne pouvons pas permettre aux fascistes de prendre le pouvoir. Nous devons mettre fin à cette menace fasciste qui pèse sur la démocratie", a-t-il déclaré, ajoutant que les bâtiments publics occupés par les manifestants devaient être rendus à l'État.

Un pays en profonde crise

Dans la journée, le gouvernement avait déclaré l'état d'urgence et la police avait instauré un couvre-feu dans la province de Colombo.

Mais cela n'a pas dissuadé les milliers de manifestants rassemblés devant les bureaux du Premier ministre.

D'autres manifestants ont perturbé l'antenne de la principale chaîne de télévision publique.

Un homme non identifié a pénétré dans le studio de la chaîne Rupavahini pendant un direct et ordonné que seules les informations relatives aux protestations soient diffusées. La transmission a été coupée et remplacée par un programme enregistré.

Le président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa avait promis le week-end dernier de démissionner ce mercredi, mais, arrivé plus tôt dans la journée aux Maldives, il n'a pas encore officialisé son retrait.

Article original publié sur BFMTV.com

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