Sri Lanka, Japon et Royaume-Uni : les informations de la nuit

DINUKA LIYANAWATTE / REUTERS

Sri Lanka : le président Rajapaksa va démissionner. Quelques heures après avoir fui le Palais présidentiel à Colombo, envahi par une foule de manifestants en colère, le président sri-lankais Gotabaya Rajapaksa a annoncé qu’il démissionnerait le 13 juillet prochain. Le président du Parlement expliqué que M. Rajapaksa avait décidé de démissionner « pour assurer un transfert pacifique du pouvoir », et a appelé la population à « respecter la loi », rapporte la BBC. Son départ, que les manifestants réclamaient depuis des mois, « a été accueillie par des feux d’artifices » dans toute la ville, précise la radiotélévision britannique. Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a lui aussi présenté la démission de son gouvernement. Cela n’a pas empêché les manifestants d’assiéger sa résidence – en son absence – et d’y mettre le feu. Des centaines de milliers de Sri-lankais sont descendus samedi dans les rues de Colombo, comme il le font depuis des mois, pour protester contre la grave crise économique que traverse le pays.

Le Japon aux urnes, deux jours après l’assassinat de Shinzo Abe. Les Japonais ont commencé à voter dimanche pour les élections sénatoriales, deux jours après le traumatisme national provoqué par l’assassinat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe lors d’un meeting électoral. Le Parti libéral-démocrate (PLD), actuellement au pouvoir et dont faisait partie M. Abe, est donné largement favori dans les sondages. « Les politiciens de la coalition au pouvoir et de l’opposition ont tous condamné l’assassinat d’Abe, le qualifiant de défi à la démocratie », observe Nikkei Asia. « Les leaders des partis, notamment le Premier ministre Fumio Kishida, ont continué à faire campagne samedi, s’engageant à ne pas céder face au terrorisme et insistant sur la tenue d’élections libres et équitables », ajoute le site.

Trois nouveaux prétendants à la succession de Boris Johnson. La journée de samedi a vu sortir du bois trois nouveaux candidats au poste de Premier ministre, portant leur nombre à huit. Les nouveaux venus sont des poids lourds de la politique : l’ex-ministre de la Santé Savid Javid, le nouveau ministre des Finances Nadhim Zahawi et l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Santé, Jeremy Hunt, qui avait déjà brigué la direction du parti conservateur en 2019. L’élection « semble très ouverte, avec des candidats issus de presque tous les courants idéologiques du parti », remarque The Guardian. « Entre les one-nation Tories, les conservateurs fiscaux, les partisans du Brexit et ses opposants, les parlementaires et les militants auront l’embarras du choix », estime le quotidien.

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