Dans le flou, le Sri Lanka attend la démission de son président

Les manifestants sri-lankais ont annoncé, jeudi 14 juillet, qu'ils cessaient d'occuper la résidence présidentielle et le bureau du Premier ministre. La situation reste floue, alors que le président, en fuite, et le Premier ministre, nommé président par intérim, n'ont toujours pas démissionné malgré leur engagement à le faire.

Après une journée à lutter pour conquérir le bureau du Premier ministre, le calme règne dans le centre politique de Colombo en ce jeudi 14 juillet. Les manifestants sri-lankais, qui ont contraint le président Gotabaya Rajapaksa à fuir le pays après l'invasion de sa résidence le week-end dernier, ont annoncé qu'ils allaient évacuer les bâtiments publics occupés depuis plusieurs jours. « Nous nous retirons pacifiquement du palais présidentiel, du secrétariat présidentiel et des bureaux du Premier ministre avec effet immédiat, mais nous continuerons notre lutte », a déclaré une porte-parole.

Flou constitutionnel

Les dizaines de manifestants qui occupaient le palais présidentiel descendent ses grands escaliers, dans un dernier cri de ralliement à la gloire de leur mouvement. Décision surprenante : jusqu’à mercredi, ils affirmaient qu’ils partiraient uniquement quand le président et le Premier ministre auraient démissionné, ce qui n’est pas arrivé. Mais depuis, des débordements ont eu lieu : dans la nuit, des manifestants ont essayé de s’emparer du Parlement, sans coordination, et un couvre-feu national a été décrété.


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