Sri Lanka: à Kandy, les commerçants sont partagés entre désarroi et envie de partir

En déficit de devises étrangères, incapable d’importer des biens et d’assurer les services essentiels à la population, le Sri Lanka est devenu synonyme de faillite totale. Pénuries de médicaments, problèmes d’approvisionnement, pompes à essence à sec, inflation galopante, la population vit au rythme des privations et des incessantes coupures d’électricité. À Kandy, haut lieu touristique dans le centre du pays, les commerçants sont partagés entre désarroi et envie de partir.

Avec notre envoyée spéciale à Kandy, Jelena Tomic

Les groupes électrogènes tournent à plein régime dans le centre commerçant de l’ancienne capitale sri-lankaise. Certaines boutiques qui n’ont pas les moyens de s’acheter du diesel sont plongées dans le noir. À l’image de ce magasin de souvenirs, éclairé par les employées pour les curieux qui s’y aventurent, à l’aide d’un téléphone portable. Le propriétaire est pessimiste.

« La situation en ce moment est désastreuse. Je ne vois pas beaucoup de touristes. Aujourd’hui seuls deux touristes sont entrés dans ma boutique et quelques locaux. Je n’aime pas trop parler de politique, concède le commerçant. À l’école, j’ai étudié la Révolution française. En 1789 Marie Antoinette avait dit, "s’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent de la brioche", alors que les gens souffraient. L’histoire se répète. Ce que je veux dire c’est que beaucoup de gens riches n’ont pas conscience qu’ils peuvent perdre leur superpouvoir du jour au lendemain ».

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