Squat : une manifestation organisée dans le Var pour venir en aide à une famille

Hugo Septier
·2 min de lecture

Une maison familiale est occupée depuis sept mois malgré une décision de justice qui avait ordonné l'expulsion des squatteurs.

Jean-Philippe et Marie-Françoise Victor sont à court de recours. Propriétaires d'une maison familiale de 200m² dans la commune des Arcs-sur-Argens dans le Var, ces derniers ne peuvent plus accéder à ce bien depuis plusieurs mois. en cause, l'irruption en semptembre 2020 d'une dizaine de demandeurs d'asile dans cette villa, qui est depuis devenue un squat. 

Pas d'expulsion avant la fin de la trêve hivernale 

En novembre, l'expulsion des squatteurs avait été ordonnée par la justice. Seul problème, celle-ci ne peut être effective qu'à l'issue de la trêve hivernale, prolongée cette année jusqu'au 31 mai en raison de la crise sanitaire

"On est impuissants et on a aucune réponse de nos instances, des gens qui nous gouvernent, des gens qui nous dirigent. Il y a une décision de justice, elle n’est pas appliquée, on ne comprend pas", explique Jean-Philippe Victor auprès de BFMTV.

Une frustration accompagnée d'une inquiétude quant à l'état de la maison, qui semble se détériorer au fil des jours. 

"On avait encore les meubles, les papiers familiaux dans la maison, on ne sait pas ce qu’ils sont devenus. Si on regarde dehors, dans le jardin ils ont sorti des meubles qui sont à la pluie, qui vont s’esquinter, ils sont venus et ont installé leurs meubles", ajoute encore ce dernier.

Manifestation apolitique 

Pour montrer un peu plus leur colère, tous deux ont décidé d'organiser une manifestation apolitique et pacifique ce samedi à partir de 10h, qui doit partir du centre-ville de la commune varoise, passer devant la maison squattée, avant de se terminer devant la gendarmerie. 

Auprès de notre antenne, Nathalie Gonzales, maire Sans Étiquette des Arcs-sur-Argens, craint l'arrivée de manifestants proches de courants d'extrême-droite. 

"Moi, je regrette la récupération politique qui peut être faite. Il ne faut pas qu’on se trompe dans ce combat, il ne faut pas se tromper de sujet. Quand on parle de squat, on ne se demande pas qui, mais on parle du squat", assure-t-elle.

Article original publié sur BFMTV.com

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