Spoutnik V: Angela Merkel affirme que "tous les vaccins" autorisés seront "bienvenus"

Jeanne Bulant avec AFP
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Angela Merkel lors d'une conférence ce lundi à Berlin. - HANNIBAL HANSCHKE
Angela Merkel lors d'une conférence ce lundi à Berlin. - HANNIBAL HANSCHKE

La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite mardi ouverte, sous condition, à l'idée d'utiliser le vaccin anti-Covid russe en Europe, suite à la parution de résultats scientifiques positifs sur son efficacité et pour accélérer la campagne de vaccination.

"Toux ceux qui obtiennent une autorisation de l'EMA (Agence européenne des médicaments) seront absolument bienvenus, j'ai parlé précisément de ce point avec le président russe" Vladimir Poutine, a dit la chancelière allemande à la télévision publique ARD, se félicitant des "bonnes données" scientifiques publiées dans la journée au sujet du vaccin russe Spoutnik V.

"Un vaccin supplémentaire" pour lutter contre le virus

Le vaccin Spoutnik V, sujet jusqu'ici à controverses, est efficace à 91,6% contre les formes symptomatiques du Covid-19, selon des résultats publiés mardi dans la revue médicale The Lancet et validés par des experts indépendants.

Cela "veut dire qu'un vaccin supplémentaire peut désormais rejoindre le combat pour réduire l'incidence du Covid-19", ont insisté des chercheurs dans la revue. La chancelière allemande a aussi entrouvert la porte au vaccin chinois, en soulignant qu'un pays comme "la Serbie vaccine plus vite" que le reste de l'Europe "avec le vaccin chinois".

Angela Merkel s'exprimait alors que son gouvernement fait l'objet de nombreuses critiques pour la lenteur de la campagne de vaccination nationale, par rapport à des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.

Les allemands critiques face à la lenteur européenne

La frustration de la population, accentuée par les restrictions de déplacement en place, est d'autant plus grande que le premier vaccin à avoir été autorisé, celui des laboratoires Pfizer et BionTech, a été développé en partie en Allemagne même.

Face à l'impatience de l'opinion, la chancelière a promis sur ARD qu'elle n'attendrait pas que l'ensemble de la population soit vaccinée pour autoriser un assouplissement des restrictions en place. "Ce n'est pas la voie que nous voulons emprunter", a-t-elle assuré.

Mais elle a exhorté les Allemands à "tenir bon encore un moment" et mis en garde contre le risque posé par les différents variants du virus responsable de la maladie du Covid-19. "Les nerfs sont à vif, nous avons devant nous un long chemin et le plus dur à parcourir est durant cet hiver", a-t-elle dit.

Article original publié sur BFMTV.com