Tous sports - Grippe, gastro, rougeole... Quand les épidémies terrassent le sport

L'Equipe.fr
1 / 3

Tous sports - Grippe, gastro, rougeole... Quand les épidémies terrassent le sport

La semaine dernière, le Sporting Portugal a battu 3-1 l'équipe du Vitoria Setubal, décimée par la grippe. Pas la première fois qu'une épidémie s'attaque au sport.Le virus H1N1 grippe le ClassiqueEn octobre 2009, la grippe A a raison du Classique OM-PSG. Une première dans le Championnat de France de football. Le matin du match, Mamadou Sakho, Ludovic Giuly et Jérémy Clément sont testés positifs au virus H1N1. Bientôt, Loris Arnaud et l'un des préparateurs physiques du PSG se font porter pâles. La LNR annule la rencontre dans l'après-midi, au grand dam des supporters phocéens. Les Parisiens vont rester confinés quatre jours à Marseille avant de regagner la capitale.Football : quand une épidémie de grippe fait polémique au PortugalLes oreillons gonflent le Top 14De façon inexplicable, ce virus terriblement contagieux a affecté le Championnat de France de rugby à plusieurs reprises. Ce fut le cas en janvier 2011 quand treize joueurs de l'Aviron Bayonnais se sont plaints de fortes douleurs au niveau des ganglions du cou. 2013 reste l'année où l'épidémie fut la plus forte, démarrant du Pays basque (Julien Peyrelongue et Benoît Guyot, du Biarritz Olympique, placés en quarantaine), et contraignant nombre d'équipes (dont Clermont, qui fut opposé au BO) à se faire vacciner. Dans l'affaire, tout le grand Sud-Ouest (Bègles-Bordeaux, Toulouse, Auch) fut affecté par l'épidémie, laquelle poussa même sa corne mauvaise jusqu'à Narbonne (en Pro D2).Ebola enfièvre la Ligue 1En 2014, le virus Ebola progresse tellement en Afrique de l'Ouest que l'éventualité d'une contagion en France, dont les clubs de L1 comptent de nombreux internationaux africains, inquiète. L'association des médecins de clubs de foot professionnels conseille notamment de surveiller la fièvre de ceux qui rentrent durant les trois semaines suivant l'atterrissage. À Lorient, le Ghanéen Jordan Ayew est suivi de près, comme Sadio Diallo, venu de Guinée, où le virus fait des ravages. À Nantes, Ismaël Bangoura fera aussi l'objet d'un protocole particulier, comme le Camerounais Guy-Roland Ndy Assembé, joueur de Nancy, opposé en sélection à la Sierra Leone, pays touché par l'épidémie.La gastro liquéfie Indian WellsJoueurs, ramasseurs de balles, officiels, journalistes, spectateurs... En mars 2012, quand la gastro-entérite s'attaque au tournoi d'Indian Wells, elle ratisse large. L'Américaine Vania King, sur son compte Twitter : « J'ai passé quelques-unes des pires nuits de ma vie : fièvre, vomissements, diarrhée, tout en même temps. Quelqu'un a dû me la refiler... » Au total, huit joueurs et joueuses (dont Seppi, Monfils, Schiavone) déclarent forfait. Ce virus adore la Californie. En 2008, il avait frappé le Tour (cycliste) de Californie, contraignant son leader du moment, Tyler Farrar, à l'abandon.La rougeole enflamme l'OcéanieAux Samoa, la rougeole vient d'occasionner quatre-vingts décès. Hécatombe forçant les îles Fidji voisines à déclarer, elles aussi, l'état d'urgence. Toutes les fédérations sportives du pays ont reporté l'intégralité des compétitions jusqu'à fin janvier. Et le Championnat de la Confédération océanienne de football des moins de 16 ans (filles), qui devait se dérouler à Tahiti en décembre dernier avec des équipes en provenance de plusieurs pays du Pacifique, a, lui aussi, été reporté à une date ultérieure.